SYMPHOMNIAC

 

De l’insomnie à la Symphomnie

Stanislaw Jerzy Lec a dit un jour : “L’nsomnie : maladie des époques au cours desquelles on ordonne aux hommes de fermer les yeux sur beaucoup de choses.”
Mais “La poésie vit d’insomnie perpétuelle.” a ajouté René Char.

 

Dans l’insomnie nous sommes propulsés dans un espace intemporel. Une nuit abyssale dont nous ne voyons pas la fin. La réalité a soudainement un goût inhabituel. Le monde autours de nous se tait, la forme des objets, les couleurs ainsi que les sons sont altérés.

L’inaccoutumé, le hors norme, l’extravagant, animent ce bal nocturne vraissemblablement silencieux. Le temps s’écoule au ralenti, l’obscurité coulant le long des murs exagère les images, elle transforme nos fantasmes et fait galoper follement nos pensées. L’imaginaire devient bavard, agité, remuant nos profondes absurdités.

Seul face au miroir de la nuit, nous brillons dans notre propre abîme. Notre monde intérieur se met en marche et commence à bavarder. Nos rêves, nos fantasmes, nos peurs, nos doutes, nos folles idées jamais osées. Les choses par lesquelles nous sommes secrètement obsédés, deviennent bruyantes.

Nous devenons alors comme un chef d’orchestre, nous donnons la parole aux fables et légendes qui nous peuplent. Aux mélodies qui nous abritent. Une partie de notre humanité est enfouie ici et ne demande qu’à se manifester, à être libérée comme une symphonie.  Veluna Cauli

Conception et interprétation  Veluna Cauli et Jason Ribes

Sous le regard complice de  Géraldine Moreau

ACTUALITÉS

Du 28 Novembre au 1er Décembre 2019. Représentation d'un extrait au Festival Mimesis à Paris.

9 Juin 2019. Représentation d'un extrait de création au Festival des Murs à Pêches à Montreuil.

20 Avril 2019. Représentation d'un extrait de création au Festival Michto La Noue à Montreuil.